Quand la contrainte du cadre donne la liberté de chercher, rencontre avec une Mazer

Laetitia a intégré The Maze le premier mois de sa création, mi-février 2016. Auparavant chargée de mission développement durable, elle avait quitté son poste depuis 8 mois quand elle s’est lancée en auto-entrepreneuse au début de l’année. Son but n’était cependant pas de s’inscrire sous ce statut dans la durée mais de retrouver un emploi salarié. Elle raconte son expérience avec The Maze et l’espace de co-working Mutinerie, à Paris.

TM :  Comment as-tu connu The Maze ?

Laetitia ZappellaL : J’étais abonnée à la newsletter de l’Auberge de la solidarité et j’avais commencé depuis un mois à chercher du travail sérieusement. Je suis tombée sur l’annonce diffusée et j’ai postulé car je trouvais l’initiative intéressante. Ça répondait à mes attentes. Le problème quand on est chez soi pour chercher du travail, c’est qu’il y a toujours quelque chose d’autre à faire qui te détourne de ton objectif initial. Je me suis dit qu’il fallait que je trouve un endroit où je puisse aller pour brancher mon ordinateur et faire mes recherches.

TM : Tu étais déjà allée dans un espace de co-working ?

L : Non, c’était la première fois que j’y allais. J’avais regardé certaines solutions de mise en commun des ressources de travail, mais ce qui m’embêtait était que la plupart du temps, les heures étaient balisées, contraintes. Au contraire, The Maze répondait bien à mes besoins car ça me permettait d’aller faire mes recherches quand je voulais, de manière souple.

TM : A quel rythme allais-tu à Mutinerie ?

L : Etant donné que le lieu était un peu loin de chez moi, j’y allais généralement deux-trois jours d’affilée par semaine, pour grouper. J’y restais toute la journée. J’ai un peu ralenti la cadence quand j’ai commencé à passer des entretiens.

Tu as ensuite trouvé un emploi en mai. Assez vite en fait ?

L : Oui, au bout d’un mois. Ca me plaisait et correspondait bien à ce que je cherchais.

TM : Qu’est-ce-que The Maze t’a apporté dans tes recherches ?

L : J’avais commencé à chercher un peu avant d’intégrer Mutinerie. Ce qui est clair, c’est que si je n’avais pas été dans cet espace, je n’aurais pas effectué les démarches que j’ai faites. Là, j’étais dans un contexte qui se prêtait au fait d’appeler les gens, d’éplucher les offres, de consacrer pleinement son temps à sa recherche. Alors que si j’étais restée chez moi, j’aurais eu tendance à laisser traîner, à reporter les appels, les envois de CV… J’aurais été moins pro-active. Sans The Maze et Mutinerie, je n’aurais pas eu la même volonté ni la même envie.

TM : Tu as été suivie par une marraine RH, ça t’as été utile ?

L : En effet, vers la fin de mon passage chez The Maze, car elle venait d’arriver et moi je m’apprêtais à partir. Elle a néanmoins eu le temps de m’apporter des conseils très utiles que je garderai en tête. J’ai aussi trouvé très rassurant de pouvoir échanger avec une spécialiste en ressources humaines. Ca permet de relativiser un certain nombre de points inhérents à la recherche d’emploi.

TM : Verrais-tu des améliorations à apporter à ce service ? Des idées ?

L : J’ai eu la chance d’en bénéficier mais en entendre parler n’est pas évident. Peut-être faudrait-il renforcer la communication autour du projet, pour le faire mieux connaître car c’est quelque chose de chouette. Ce que je retiens, c’est la liberté laissée à chacun de s’organiser comme il veut dans ses recherches. Le cadre offre une vraie ambiance de travail qui est stimulante.

 

Propos recueillis par Adrien Porge

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *